Les voitures autonomes vont-elles engendrer une pénurie des dons d’organes ?

En remodelant nos villes et nos routes, les véhicules sans conducteur vont-ils également changer la façon dont nous mourrons ?

C’est la question morbide que se posent certains spécialistes à l’idée qu’un jour, des systèmes informatiques assurent notre sécurité au volant et diminue drastiquement les risques d’accidents mortels sur les routes. Une avancée qui en soi sauverait une multitude de vies, mais qui aurait également des conséquences inattendues en ce qui concerne les dons d’organes.

voiture-autonome-don-organe2

Aujourd’hui, 1 organe sur 5 provient d’un accidenté de la route !

« À moins d’une avancée médicale considérable dans la réplication d’organes, nous avons besoin d’une solution nationale pour faire face à une potentielle pénurie d’organes engendrée par les voitures autonomes », souligne Christopher A. Hart, président de la National Transportation Safety Board aux USA.

Depuis la première transplantation rénale réussie enregistrée en 1954, les centres de transplantation d’organes ont été confrontés à de sérieuses pénuries. À titre d’exemple, environ 6500 Américains meurent en attente d’une greffe d’organe chaque année, et 4000 autres sont retirés de la liste d’attente parce qu’ils sont jugés trop malades pour subir une greffe.

Une analyse plutôt macabre du Centers for Disease Control and Prevention démontre que les sources les plus fiables de dons d’organes et des tissus sains proviennent des 35 000 personnes tuées chaque année sur les routes américaines. Voilà pourquoi les ministères demandent régulièrement aux conducteurs s’ils veulent être donneurs et pourquoi les lois changent, y compris en France.

« Nous désirons tous sauver des vies, comprenez bien que nous ne voulons pas empêcher les voitures autonomes de voir le jour, mais nous devons commencer à réfléchir à un solution de substitution pour assurer les dons d’organes », conclut Christopher A. Hart.

0 réaction(s)